EASTERN REGIONAL GATHERING
Le samedi du 5 novembre, 2005
ÉGLISE UNITARIENNE DE MONTRÉAL
RAPPORT DE L’ATELIER
Favoriser la participation francophone dans votre communauté
Animatrice :
Lucie-Marie
Castonquay-Bower
Présences : Valmyre Bourdon, Maurice
Cabana-Proulx, Andy Hugessen, Nancy Labonté, Jean Pfleiderer (CUC), Patricia
Philip, Hannelore Poncelet, Léo Poncelet
1. ACCUEIL ET MOT D’OUVERTURE
En allumant la flamme, Lucie-Marie Castonquay-Bower nous invite à chanter l’hymne 346 en français.
2. QUESTIONS ET RÉFLEXIONS
Les francophones ne nous connaissent pas : par exemple, dans les universités francophones, les cégeps, et les écoles secondaires, les groupes de pastorale n’ont aucune connaissance de l’unitarianisme; pourtant ils œuvrent avec plusieurs dénominations différentes.
Ici, à Québec, les Canadiens-français se considéraient des victimes du pouvoir de l’église catholique et du pouvoir anglophone. Il nous est difficile de les rejoindre parce que nous sommes dans une église anglophone.
Beaucoup de québécois, qui ont délaissé l’église, se sentent mal à l’aise vis-à-vis des rituels de spiritualité.
Les québécois doivent certainement sentir un vide spirituel face à notre société de consommation
Les Canadiens francophones ne connaissent pas les libres-penseurs français, ni la tradition du protestantisme libéral, car l’éducation philosophique est encore très catholique.
La publication sur l’Internet de la Tribune libre unitarienne est un moyen très efficace de rejoindre les francophones intéressés. C’est facile à repérer à partir de Google ou du site du Mouvement universaliste au Québec.
Nous avons besoin d’un service professionnel de traduction de l’anglais au français et du français à l’anglais pour traduire certains articles, nouvelles, etc. autant pour les francophones que pour les anglophones de sorte qu’ils sachent ce qui se passe en français.
Dans nos églises, les francophones ont tendance à s’afficher plutôt en anglais, étant parmi des gens anglophones. Ce n’est pas difficile à baragouiner en anglais pour communiquer juste comme ça. Cela devient plus difficile au niveau de ce qu’on ressent profondément, des idées personnelles, de la spiritualité. Dans ces domaines, c’est plus facile de communiquer dans la langue maternelle car la connotation n’est pas la même.
Dans nos églises unitariennes, malgré les quelques phrases en français pendant la célébration et les feuillets de l’information à l’entrée, il y a très peu de visibilité concernant l’accueil en français.
Des activités culturelles attirent les gens. Il faudrait organiser des activités en français, diffuser les activités
de l’église sur les médias francophones.
À Ottawa, il y a des rencontres de discussions et de partage en français qui semblent bien fonctionner.
Au First Unitarian of Ottawa,
il y a au-delà de 500 membres, et on a pensé à une deuxième célébration le
dimanche. Cependant l’expérience a été discontinuée à
Montréal puisque les français continuaient d’aller à la célébration anglaise. Ce serait peut-être à
revoir.
À Montréal, suite à la réunion du Comité francophone, il y avait une courte célébration avec discussion autour d’un thème un samedi par mois. Malheureusement, à cause du faible nombre de participants, ces rencontres ont cessé, peut-être trop tôt.
À Montréal, nous sommes à la recherche d’un nouveau pasteur. C’est important d’en trouver un qui sera fonctionnel en français également.
Il faudrait approcher le Mouvement Laïque Québécois de façon officielle. Ce mouvement est humaniste et a œuvré pour enlever la catéchèse catholique des écoles et pour la substituer avec l’enseignement de la morale inspiré par la Charte des droits et libertés de la personne.
Il serait intéressant que nos facultés de sciences religieuses aient un cours crédité sur l’unitarianisme. De plus, que des animateurs de la pastorale dans les écoles, les Cégeps et les universités soient informés de la présence unitarienne dans le paysage religieux afin de répondre aux besoins de nos jeunes qui sont à la quête de leur spiritualité.
Il y a ouverture de la part du CUC (Canadian Unitarian Council) envers les francophones. Déjà, dans le Bulletin du CUC, il ya des articles en français. Linda Thompson et Johanne Elder s’occupent du dossier francophone au niveau de la Région de l’est.
3. SUGGESTIONS FACE À NOTRE VISIBILITÉ
- Avoir un cours accrédité sur l’unitarianisme à l’université.
- Continuer la
publication sur Internet de la Tribune
libre unitarienne
- Être capable d’énoncer en français ce que
nous sommes en tant qu’unitariens; par un message clair qui rallie et qui
illustre la libre pensée unitarienne et qui nous représente bien.
- Rejoindre les centres de pastorales des jeunes du secondaire, des Cégeps et des universités; y présenter des conférences.
- Afficher visiblement, lors des manifestations, la présence des unitariens francophones.
- Avoir un département de relations publiques au niveau national qui se chargera de la publicité autant en anglais qu’en français dans les média. Le plan de communication pourrait inclure la publicité de slogans partisans ou la publication d’articles dans les quotidiens au sujet des événements soutenus par les unitariens (dans les deux langues également). Il faut faire entendre le message lorsque les unitariens se prononcent ensemble publiquement sur des préoccupations telles que la guerre, l’écologie, la justice sociale, ou toutes autres actions sociales qui frappent l’esprit et qui aident à corriger les erreurs dans la société.
- Former des animateurs de la pastorale unitariens pour les
écoles, les Cégeps et les universités.
- Développer un contenu UU francophone et des
activités dans les églises convenant
aux attentes des membres francophones.
4. RESSOURCES ET ACTIONS POSSIBLES
1) À faire connaître nos publications et nos activités en français et en anglais dans les bulletins du CUC et parmi nos congrégations respectives.
2) Bâtir un lexique d’expressions pertinentes à l’unitarianisme en français.
3) Continuer la publication de la Tribune libre unitarienne.
4)
Former un
Regroupement francophone unitarien universaliste (RFUU)
pour tous les unitarien(ne)s universalistes
francophones du Canada qui aura comme mandat de favoriser notre visibilité et
de promouvoir le développement des
initiatives francophones au sein des communautés unitariennes universalistes.
5)
Ouvrir sur
l’Internet un forum de discussion qui ralliera les communautés UU francophones
qui se joignent au RFUU.
6)
Encourager les initiatives
qui contribuent à augmenter le nombre de communications francophones
(rencontres, discussions, célébrations en français ou sinon bilingues,
présentations, écrits, présence sur les médias et sur l’Internet). Supporter la
mise sur pied de groupes ou d’activités francophones dans les congrégations.
7) Aller chercher l’appui des pasteurs vis-à-vis les francophones dans chaque congrégation.
5. RECOMMENDATIONS AU CUC
1) Que le CUC nous confirme la possibilité de l’utilisation du nom Regroupement Francophone Unitarien Universaliste (RFUU).
2) Que le CUC nous confirme que notre mandat, de favoriser notre visibilité et de promouvoir le développement des initiatives francophones au sein des communautés unitariennes universalistes, n’entre pas en conflit avec d’autres groupes.
3) Que le CUC engage un traducteur et/ou conseiller pour toute traduction de l’anglais au français et du français à l’anglais.
4) Que le CUC fasse plus de promotion dans les média, autant en anglais qu’en français, des actions ou des idées soutenues par les unitariens pour mieux faire connaître notre mouvement, genre USC (Unitarian Service Committee).
5) Qu’une rencontre de RFUU soit organisée lors de la GA (General Assembly) au printemps à St-Jean au Nouveau-Brunswick.
6. Félicitations à tous et toutes pour ce bel échange lors de cette session et merci à Lucie-Marie pour ton animation.
Hannelore Poncelet
Secrétaire de l’atelier